septembre 2006

septembre 25, 2006

Le trac : cet animal étrange (Première partie)

    Le Petit Larousse définit le trac comme une peur, une angoisse irraisonnée éprouvée au moment de paraître en public ou de subir une épreuve. Moi je le vois plutôt comme un animal sauvage qu’il est possible d’apprivoiser. Mais pour cela, il faut d’abord le démystifier et donc comprendre ses origines, ses effets physiologiques et psychologiques, pour pouvoir le dompter par la suite... voire même apprécier sa compagnie!

Pour se faire, voici une explication biologique (évidemment très simplifiée et schématique) des mécanismes du trac :

Projetons-nous quelques minutes avant que vous ne vous exprimiez en public…

Vous avez beau être prêt (ou prête), vous êtes logiquement un peu nerveux, mais personne ne s'en aperçoit forcément… sauf votre cerveau! Ce qu’il va traduire automatiquement comme une menace de danger.

Votre hypophyse signale alors ce danger apparent et imminent à vos glandes surrénales. Celles-ci sont fidèles au poste et répondent instantanément en sécrétant de l'adrénaline, pour vous préparer à parer l'attaque qui vous menace.

Votre rythme cardiaque s’accélère et vos systèmes respiratoire et digestif (entre autres) sont sur le qui-vive. Ce qui explique les symptômes suivants : le cœur qui bat très fort, la respiration courte, les crampes au ventre, les tremblements, la sensation de chaleur accompagnée parfois d’un excès de sudation. Tout un programme!

L’animal est aux aguets, prêt pour la bataille… Finalement pour pas grand-chose! Aucun danger à l’horizon… Votre cerveau s’est un peu emballé.

Il l’admet humblement et pour calmer le jeu, ordonne la sécrétion d’endorphine. Celle-ci réduit votre stress, votre organisme baisse sa garde et paradoxalement vous devenez finalement très calme : bâillements, légère sensation de somnolence, respiration profonde et reprise du contrôle du système digestif…

Tous ces symptômes sont certes dérangeants, mais en comprendre le mécanisme a un premier effet de dédramatisation. Par ailleurs, cet état d’alerte provoqué par le trac est souvent l’un des éléments d’une présentation réussie. Bien maîtrisé, il vous aide à vous concentrer et à réagir plus promptement face à l’imprévu.

Maintenant que nous cernons mieux l’animal, nous tenterons de l’apprivoiser. Pour cela, je vous ferai part de quelques trucs dans la suite de ce billet consacré au trac, à venir prochainement…

Valérie Beaulieu
Formatrice Audience Impact

 

Posté par Frederic Gosparini à 04:48 PM | Lien permanent

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septembre 23, 2006

Prochainement sur votre écran...

    Quelques mots pour vous annoncer que le prochain billet traitera d'un sujet qui tient à coeur beaucoup de présentateurs, conférenciers et autres orateurs: le trac.

À cette occasion, j'abandonnerai provisoirement mon rôle de rédacteur sur ce blogue, pour vous laisser entre les mains de Valérie Beaulieu, l'une de nos formatrices en chef chez Audience Impact. À suivre donc d'ici quelques jours...

 

Posté par Frederic Gosparini à 03:30 PM | Lien permanent

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septembre 11, 2006

Dates des simulations de plaidoiries de l'AJBM

    Comme je l'avais annoncé dans un précédent billet au début de l'été, Audience Impact participera aux simulations de plaidoiries mises en place par l'Association du Jeune Barreau de Montréal (AJBM) pour ses membres.

Voici donc les dates auxquelles se dérouleront les sessions de la saison 2006-2007:

  1. 13-14 novembre

  2. 11-12 décembre

  3. 15-16 janvier

  4. 26-27 février

  5. 16-17 avril

  6. 14-15 mai

Deux sessions supplémentaires seront ajoutées avant le début de l'été, en fonction des demandes.

Renseignements et inscriptions sur le site de l'AJBM ou par téléphone au 514.954.3450.

Posté par Frederic Gosparini à 06:43 PM | Lien permanent

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septembre 06, 2006

Expression verbale : paraître sympathique sans devenir familier, la frontière à ne pas franchir

    La rentrée de septembre étant là, je me suis dit qu'un billet sur ce thème serait une bonne manière de repartir d'un bon pied, après la décontraction propre à la saison estivale. L'idée m'est venue après avoir assisté ces derniers mois à quelques présentations, conférences et autres interventions, durant lesquelles j'ai parfois sursauté en entendant certaines expressions verbales plutôt familières, voire grossières. Deux exemples frappants et heureusement extrêmes :

Un directeur marketing peinant à faire vibrer les foules derrière son micro et qui n'hésite pas à employer le terme "dégueulasse" pour décrire quelque chose de laid. Effet négatif assuré! Si une partie de l'auditoire encaisse avec indulgence, d'autres sursautent avec moi avant d'échanger des regards au mieux interrogateurs, au pire désapprobateurs. Inutile de vous préciser que dès ce moment, le crédit de notre orateur a lourdement chuté.

Un deuxième exemple durant une conférence d'un spécialiste en nouvelles technologies. Au cours de sa démonstration à l'élan sympathique, notre spécialiste franchit la frontière virtuelle et nous explique qu'il est "sur le cul" pour décrire son étonnement. Pour le coup, c'est son auditoire qui s'est trouvé dans cette même position! Cette fois, l'orateur, dont l'attitude décontractée était assumée dès le début de son intervention, n'a pas directement subit le discrédit. En revanche, pour son auditoire plutôt sérieux et peu au fait des nouvelles technologies, cela n'a pu que renforcer le côté un peu hermétique de cet univers... et des personnages particuliers qui semblent y graviter. Un effet finalement contraire au but visé.

Sans rentrer dans le détail, comme les formateurs d'Audience Impact le font durant un coaching, il est essentiel que votre expression verbale, notamment votre vocabulaire, soit ajustée à votre public. Bien sûr le jargon ultra spécialisé doit être évité en face d'un public néophyte sur le sujet que vous exposez. Mais il est également primordial, que la qualité de votre langage montre à votre auditoire le respect que vous lui portez, en évitant les expressions trop familières... sans pour autant que vous paraissiez guindé. Une question d'équilibre finalement, comme bien souvent, pour que le fond de votre message et vous-même gagnent en crédibilité.

Pour finir, un blogue que j'apprécie, édité par cyberpresse, qui remet à sa place certaines expressions de la langue française régulièrement utilisées : Les amoureux du français, de Fabienne Couturier et Paul Roux.

Posté par Frederic Gosparini à 01:30 PM | Lien permanent | Commentaires (4)

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